Helena Vieira Da Silva

Helena Vieira Da Silva naît à Lisbonne, dans une famille qui favorise ses talents artistiques précoces : elle étudie le dessin et la peinture dès 11 ans, puis la sculpture à l’école des Beaux-Arts de Lisbonne.
La jeune fille poursuit ses études à Paris sous la direction de grands maîtres, comme Bourdelle et Léger. En 1930, Vieira da Silva épouse le peintre hongrois, Arpad Szepes ; le couple voyage puis émigre au Brésil durant la Seconde Guerre mondiale. Elle passera le reste de sa vie à Paris.

Son œuvre comprend une multitude de toiles, dessins et illustrations de livres. Son style fascine par l’utilisation très personnelle de l’espace et la fragmentation des sujets représentés – fragmentations éclatées ou imbriquées qui créent une sorte de mouvement – ; couleurs et lumière illuminent la plupart de ses œuvres. Ses illustrations de livres d’enfants frappent par leur originalité. Vieira da Silva acquiert une renommée internationale : les expositions se succèdent jusqu’au Grand Prix National des Arts de San Paolo, en 1961, puis la remise de la légion d’honneur en 1979. Le musée des Beaux-arts de Dijon possède une collection exceptionnelle, environ une centaine d’œuvres. L’artiste repose au cimetière de Yèvre-le-Chatel, dans le Loiret.

Quelques œuvres

Toyen

Marie Cerminova étudie l’art à Prague. De sa rencontre avec l’artiste Styrsky naît le groupe avant-gardiste tchèque Devetsil.
A Paris, ils travaillent avec les surréalistes Breton et Eluard qu’ils inviteront, en 1935, pour la création du groupe surréaliste tchèque. L’artiste adopte le pseudonyme Toyen, tiré du mot « citoyen ». L’occupation nazie contraint Toyen à la clandestinité. En 1947, elle s’installe à Paris.

Après une période artificialiste (entre abstraction et surréalisme), une brève exploration du cubisme, Toyen se consacre au surréalisme collaborant avec Breton, Eluard, Péret, Heisler. Convaincue que la sexualité épanouie est un acte révolutionnaire, elle réalise des dessins érotiques pleins d’humour et des compositions poétiques oniriques.

Durant la guerre, elle exécute trois cycles de dessins pour dénoncer l’horreur bestiale qui menace la planète dans un style précis, simple et glacial. Les liens entre nature et besoins humains avaient suscité dans son imaginaire un monde fantastique, cette guerre réunit réalité et imaginaire tant la réalité relève de l’inconcevable.

Sa notoriété est internationale : les expositions se succèdent. Le musée d’Art moderne de Saint-Etienne organise une rétrospective en 2002. Toyen repose au cimetière des Batignolles à Paris.

Quelques œuvres

Léonor Fini

Fille d’un Argentin et d’une Italienne, Leonor Fini passe son enfance à Trieste, dans la famille maternelle, un milieu très cultivé. L’enfant est très perturbée par les tentatives paternelles pour la récupérer. Autodidacte, Fini apprend en copiant les quelques maîtres qu’elle admire avant de se lancer dans la peinture.

Installée à Paris depuis 1937, elle rencontre fréquemment les surréalistes, mais n’adhère pas au mouvement afin de préserver sa liberté. Elle réalise également des costumes de théâtre et écrit. Artiste énigmatique, Fini fascine par son œuvre très personnelle, peuplée d’êtres imaginaires qui forment un monde fantastique déconcertant; d’autant plus qu’elle privilégie nettement les figures féminines.

Fini explore également des thèmes récurrents comme la métamorphose, le travestissement et l’ambiguïté. Excellente portraitiste, elle brosse les portraits de gens connus comme Genet ou Anna Magnani, et consacre une partie de son œuvre aux chats qu’elle adore, allant même jusqu’à porter un masque de félin. Une multitude d’expositions se tiennent en Europe et aux Etats-Unis, plusieurs livres lui sont consacrés. L’artiste repose au cimetière de Saint-Dyé-sur-Loire.

Quelques œuvres

Marie Laurencin

Fille unique, Marie étudie dessin et peinture à l’académie Humbert où elle rencontre Braque ; puis intégrée au cercle des cubistes, elle fréquente Picasso et le couple Delaunay. Pendant quelques années,  Laurencin et Apollinaire vivent une passion amoureuse fort tourmentée; elle se marie ensuite avec un peintre allemand et part en Espagne. Divorcée, elle revient sur la scène parisienne dans les années 20 et c’est la gloire.

Laurencin réalise des portraits, des autoportraits, des scènes de groupe ; illustre de nombreuses ?uvres littéraires de L. Carroll, M. Jacob, Saint John Perse … Elle acquiert également une grande notoriété dans la création de costumes de ballets et de théâtre ainsi que dans la scénographie (les ballets de Diaghilev sont ovationnés). Le style de Laurencin est très personnel, reconnaissable à la douceur et la fluidité des tons presque pastels, avec une dominante de blancs et de roses ; elle privilégie les figures féminines qu’elle représente gracieuses, d’un trait synthétique, sur de larges à-plats colorés et avec une volonté de simplification.

Le musée Marie Laurencin, fondé au Japon en 1983, possède une collection impressionnante. Le musée Marmottan-Monet lui consacre une remarquable exposition en 2013. Laurencin repose au cimetière du Père-Lachaise.

Fille unique, Marie étudie dessin et peinture à l’académie Humbert où elle rencontre Braque ; puis intégrée au cercle des cubistes, elle fréquente Picasso et le couple Delaunay. Pendant quelques années,  Laurencin et Apollinaire vivent une passion amoureuse fort tourmentée; elle se marie ensuite avec un peintre allemand et part en Espagne. Divorcée, elle revient sur la scène parisienne dans les années 20 et c’est la gloire.

Laurencin réalise des portraits, des autoportraits, des scènes de groupe ; illustre de nombreuses ?uvres littéraires de L. Carroll, M. Jacob, Saint John Perse … Elle acquiert également une grande notoriété dans la création de costumes de ballets et de théâtre ainsi que dans la scénographie (les ballets de Diaghilev sont ovationnés). Le style de Laurencin est très personnel, reconnaissable à la douceur et la fluidité des tons presque pastels, avec une dominante de blancs et de roses ; elle privilégie les figures féminines qu’elle représente gracieuses, d’un trait synthétique, sur de larges à-plats colorés et avec une volonté de simplification.

Le musée Marie Laurencin, fondé au Japon en 1983, possède une collection impressionnante. Le musée Marmottan-Monet lui consacre une remarquable exposition en 2013. Laurencin repose au cimetière du Père-Lachaise.

Quelques oeuvres
Actualités
Claude Cahun

Lucie Schwob naît à Nantes en 1894 (elle prend le pseudonyme de Claude Cahun en 1917) ; elle gagne Paris avec sa compagne, Suzanne Malherbe (Moore). Cahun écrit des articles, des livres, un essai autobiographique, illustre des livres, vend des photos aux magazines et travaille pour le théâtre. Elle fréquente Desnos, Michaux et d’autres écrivains en vogue, puis s’associe au groupe des surréalistes. Installée sur l’île de Jersey en 1940, Cahun participe à la Résistance : condamnée à mort par les Allemands, elle échappe par miracle à la mort.

Polyvalente et indépendante, Cahun est peu admirée par ses contemporains d’autant plus qu’une partie de son travail est détruite lors de son arrestation. Son ?uvre photographique consiste essentiellement en une quête autobiographique où l’on retrouve son goût de la mise en scène et de la métamorphose ; elle tente de créer un « troisième genre », ni homme, ni femme. Cahun photographie aussi ses amis, dans un style poétique, et réalise des photomontages. A partir de 1992, les grands musées américains et anglais lui consacrent d’importantes rétrospectives; le musée parisien du Jeu de Paume réunit un remarquable ensemble d’oeuvres majeures en 2011. L’artiste repose au cimetière de Saint-Brélade à Jersey.

Lucie Schwob naît à Nantes en 1894 (elle prend le pseudonyme de Claude Cahun en 1917) ; elle gagne Paris avec sa compagne, Suzanne Malherbe (Moore). Cahun écrit des articles, des livres, un essai autobiographique, illustre des livres, vend des photos aux magazines et travaille pour le théâtre. Elle fréquente Desnos, Michaux et d’autres écrivains en vogue, puis s’associe au groupe des surréalistes. Installée sur l’île de Jersey en 1940, Cahun participe à la Résistance : condamnée à mort par les Allemands, elle échappe par miracle à la mort.

Polyvalente et indépendante, Cahun est peu admirée par ses contemporains d’autant plus qu’une partie de son travail est détruite lors de son arrestation. Son ?uvre photographique consiste essentiellement en une quête autobiographique où l’on retrouve son goût de la mise en scène et de la métamorphose ; elle tente de créer un « troisième genre », ni homme, ni femme. Cahun photographie aussi ses amis, dans un style poétique, et réalise des photomontages. A partir de 1992, les grands musées américains et anglais lui consacrent d’importantes rétrospectives; le musée parisien du Jeu de Paume réunit un remarquable ensemble d’oeuvres majeures en 2011. L’artiste repose au cimetière de Saint-Brélade à Jersey.

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